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jeudi 22 juin 2017

Cérémonie du souvenir à Donetsk à l'occasion du 76e anniversaire de l'agression nazi le 22 juin 1941



Aujourd'hui à Donetsk, je me suis rendu à une cérémonie à l'occasion du 76e anniversaire de l'opération Barbarossa qui sonnera le début des hostilités entre l'envahisseur nazi et l'U.R.S.S. Cette rencontre s'est déroulée au monument des victimes du fascisme, situé dans le parc du centre de la culture slave dans le district de Leninski.


Donetsk, qui s'appelait Stalino lors de la grande guerre patriotique, tout comme le reste du Donbass, rend hommage plusieurs fois par an lors de diverses cérémonies, à toutes les victimes de la barbarie nazie et de ses complices.
L'arrivée des illustres et courageux aînés à la cérémonie :

L'événement était animé par le chef du district, Oleg Belyaev, des députés du parlement.
Environ 300 personnes ont assisté à la cérémonie au cours de laquelle une minute de silence a été scrupuleusement observée à la mémoire des soldats soviétiques et des civils morts suite à cette invasion mortifère.

Plusieurs discours furent prononcés pour rappeler cette funeste journée du 22 juin 1941, où les hordes nazies et leurs alliés ont envahi l'Union Soviétique y semant sur leur passage la mort et la désolation. Donetsk fut occupée par les barbares le 21 octobre 1941 et ne sera débarrassée de ces encombrants visiteurs que le 8 septembre 1943.
A la fin de la cérémonie, les officiels de la DNR (République Populaire de Donetsk), les anciens combattants et les résidents ont déposé des fleurs au pied du monument dans une ambiance de recueillement et de respect.







                                                            Barbarossa

L'opération Barbarossa débute le 22 juin 1941. Hitler voulant un espace vital dans l'est de l'Europe, avait impérativement besoin des terres et des richesses de l'U.R.S.S pour le régime du troisième reich qu'il dirigeait depuis 1933.

L'armée nazie et ses alliés massèrent pour cette opération 5,5 millions de soldats à la frontière Soviétique. Les autres pays composant cette coalition regroupaient la Finlande, l'Italie, la Hongrie et la Roumanie. 153 divisions, dont 17 blindées et 13 motorisées, se retrouvaient réparties au sein de 3 groupes d'armées : nord, centre et sud. Le groupe centre étant le plus important, car il était censé prendre Moscou. Le groupe nord, devait quand à lui capturer Leningrad (Saint-Pétersbourg aujourd'hui).  Celui du sud était chargé de prendre l'Ukraine, la Moldavie et la Crimée.
En plus des 5,5 millions d'hommes, il y avait 3500 chars, et 2800 avions.
L'armée rouge comptait à sa frontière un peu plus d'un million de soldats. Il ne faut pas oublier, que l'Union Soviétique devait aussi protéger sa frontière à l'extrême-orient face à la menace du Japon, allié de l'Allemagne nazi. D'ailleurs, une fois la menace Nippone levée, de nombreuses troupes composées de Sibériens, arriveront à point nommées lors de la bataille de Moscou au mois de décembre 1941 et chasser les troupes Allemandes, dont la pointe la plus avancée se trouvera à seulement 12 kilomètres du centre Moscovite ! Mais ceci sort du cadre de cet article, cette bataille faisant partie du plan Typhoon, qui prendra le relais de Barbarossa lors de son enlisement à l'automne 1941.

Un matériel pléthorique, mais très souvent dépassé technologiquement faisait face à l'armée brune, aux moyens modernes (sauf sur certains modèles de chars, en particulier les  panzers 1 et 2 totalement inaptes dans une confrontation blindée et l'artillerie antichar, avec un tube de 37mm).

                                                               world war photos 

Outre ce déficit qualitatif, les techniques et les stratégies de combat de l'armée rouge sont, comme pour leurs homologues Franco-Britanniques l'année précédente, totalement en retard d'une guerre.
Les purges Staliniennes au sein de l'armée achevant le tableau d'un portrait inquiétant de la défense militaire de l'U.R.S.S face à une armée psychologiquement motivée et surtout qui arrivent avec le statut de vainqueur après l’effondrement des alliés de l'ouest (France en grande partie occupée, l'Angleterre recluse sur son île et la politique isolationniste des USA).

Les hordes nazies s'élancent de leurs positions le dimanche 22 juin 1941  à 04:45 du matin, sans déclaration de guerre officielle, et franchissent la frontière, alors qu'à 04:15 un puissant barrage d'artillerie commencera à cracher ses projectiles sur les troupes soviétiques.
Cette invasion terrestre sera précédée d'une offensive aérienne d'une ampleur jusque-là inédite, visant 66 aérodromes de l'armée rouge. Plus de 2700 avions participent à cette attaque détruisant au soir de cette funeste journée, 1489 appareils au sol, et 389 lors de combats aériens. Les pertes de la luftwaffe (armée de l'air nazie), se chiffrent à 63 aéronefs.

Staline, incrédule et ne croyant pas son entourage politique et militaire, ne prend aucune mesure coercitive face à l'agression en cours, pensant avoir à faire à une simple escarmouche locale, malgré les rapports alarmistes venant de toute la longueur du front !
Il faudra attendre la fin d'après-midi pour qu'enfin, Staline commence à réaliser l'ampleur du désastre qui se joue dans cette bataille en cours, connue aussi sous le nom de bataille des frontières. Bataille qui ne durera peu de temps, vu la léthargie dans laquelle se trouve l'armée rouge à ce moment-là...

Lors des premiers jours, certaines unités sont littéralement pulvérisées par la force de frappe de l'agresseur, d'autres se débandent et abandonnent le front dans une panique communicative dès qu'une minorité perd pied et transmet sa peur à l'ensemble d'un corps constitué. D'autres, résisteront héroïquement à l'envahisseur, comme les courageux défenseurs de la forteresse de Brest-Litvosk qui tiendront jusqu'à fin juillet sans aucun espoir de secours vu l'avancée rapide des troupes nazies.
Le 26 juin, après avoir réalisé une première poche de troupes soviétiques (environ 400 000 hommes), connue sous le nom de Bialystok-Minsk (Biélorussie), le groupe d'armée centre allemand a progresser de 600 kilomètres.
Le groupe d'armée nord, en direction de Leningrad en ligne de mire, avec l'appui de l'armée finlandaise, progresse de 350 kilomètres en quatre jours. Mais sur ce front, une très désagréable surprise attend les nazis : la première confrontation avec des chars soviétiques, en l’occurrence des KV-1 mais surtout le char lourd KV-2.

Pour l'armée allemande, c'est la douche froide, car aucun char allemand n'est de taille pour affronter ce blindé ! Dans l'urgence, les nazis utiliseront les canons antiaériens de 88mm et le canon de 105mm destiné à l'origine pour les bombardements et le soutien à l'infanterie, non au combat antichar.

Le groupe d'armée sud qui vise l'Ukraine, la Moldavie et la Crimée, dans un premier temps progresse difficilement, car l'armée rouge dispose de nombreux chars modernes sur cette portion de front (des KV-1 et les fameux T-34).

Malheureusement, les contres-attaques Soviétiques, mal préparées et sans coordination interarmes, sont irrémédiablement brisées par les troupes nazies.
Vient ensuite, une poche au sud-ouest de Tcherkassy, en Ukraine, dans laquelle 200 000 soldats seront tués et 100 000 capturés par les envahisseurs lors de la fin de la résistance des unités soviétiques le 8 août.
Le 10 juillet va arriver un premier grain de sable sérieux, mais aussi un avertissement de ce qui attend les nazis en Union Soviétique. Car ce jour-là débute la bataille pour la réduction d'une nouvelle poche (mais pas totalement hermétique cette fois), où suite à l'appel à la résistance lancé par Staline à la radio, les soldats de l'armée rouge raidissent de plus en plus fermement leur résistance à cet envahisseur honni. 323 000 soldats sont encerclés par l'armée allemande et la bataille pour réduire cette poche durera 2 mois (10 juillet au 10 septembre). Si les Soviétique perdent cette bataille, avec un bilan en perte humaine élevée (310 000 hommes capturés, dont un très grand nombre seront exécuté sur place par les nazis), les Allemands subiront des pertes énormes en lors de cette confrontation : 250 000 hommes, morts ou blessés ! Ce sera le premier avertissement, il y en aura d'autres. Ne pas oubliez non plus, que le fait que les nazis exécuteront massivement leurs prisonniers ne fera que motiver encore plus la résistance des troupes soviétiques face aux barbares qui les envahissaient.
S'ensuit, toujours sur le front allemand du groupe sud, la bataille pour Kiev et la capture du Donbass. hitler, le dictateur nazi, contrairement à l'avis de ses généraux qui souhaitent poursuivre l'offensive en direction de Moscou avec le groupe d'armée centre, bloque provisoirement cette dernière option, craignant une exposition trop importante (800 kilomètres), des lignes de communication et d'approvisionnement tant que le front sud n'aura pas progressé pour sécuriser le flanc sud du groupe centre.
La bataille de Kiev verra une nouvelle fois une poche se former autour des troupes soviétiques. La bataille commence le 25 août et se terminera fin septembre (Kiev tombe le 19 septembre).
Les pertes sont catastrophiques pour l'armée rouge : 1 million d'hommes ! 400 000 soldats meurent dans les combats, 500 000 sont massacrés par les nazis sur place ou sont laissés dans des champs sous la surveillance de SS qui les laissent mourir de faim. Les autres sont déportés dans des camps de "travail", où peu de survivants reviendront de l'enfer concentrationnaire nazi !
Les troupes nazies perdent quant à elles 200 000 soldats, morts ou blessés.
Pendant cette défaite, le Donbass tombera lui aussi et les envahisseurs arriveront à Rostov sur le Don le 21 septembre.

Ce n'est que le 30 septembre que la progression du groupe centre en direction de Moscou peut reprendre. Mais il est déjà trop tard pour les Allemands et ses alliés. La pluie s'invite dans cette danse macabre et la rapoutista (la boue), rend les routes impraticables et les envahisseurs sont freinés et stoppés dans leur progression pendant près de 15 jours. Ces 2 semaines, combinés à la vaillante résistance des troupes encerclées pendant l'été constitueront le terreau de la première défaite majeure de la wehrmacht (armée de terre allemande) et des waffen SS devant Moscou.

Au nord, les troupes allemandes avec leur allié finlandais, commence le siège de Leningrad commence le 8 septembre 1941 et se terminera le 27 janvier 1944 (872 jours). Le siège de Leningrad causera la perte de 1 800 000 personnes, dont 1 million de civils.

L'opération Typhon débute le 2 octobre 1941, ne concerne que le groupe d'armée centre et a comme finalité la prise de Moscou. De mon point de vue, elle sort du cadre de Barbarossa. Mais la bataille pour Moscou sera la première défaite majeure des nazis et de ses alliés sur le front de l'Est.
La contre-offensive soviétique qui débute le 5 décembre menée en particulier par des troupes sibériennes repoussera sèchement les barbares loin de la cité Moscovite.
Cette défaite en annoncera beaucoup d'autres pour l'envahisseur et se terminera par sa défaite totale dans sa tanière berlinoise le 09 mai 1945 !

Sébastien Hairon, volontaire bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)

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Merci à toutes et tous pour votre soutien et bon courage pour la suite.

Sébastien.












samedi 17 juin 2017

Kiev : la moitié des habitants privés d'eau chaude !

Cette semaine aura été une fois de plus particulièrement éprouvante pour le courageux peuple du Donbass. Loin du cirque médiatique suite à "l'agression" de NKM, des civils continuent de souffrir, de mourir ou d'être blessés par les bombardements quotidiens perpétrés par l'armée du régime de Porochenko. L'indifférence des médias occidentaux liés aux mensonges diffusés par les états-majors otanesque sur la situation dans le Donbass, est servilement répétée par nos fidèles laquais de la pensée unique.
Modestement, avec d'autres volontaires, j'essaie de rapporter ce qui se passe dans cette partie du monde, malgré la cécité d'une majorité d'occidentaux, parfois aveuglé par une haine psychotique à l'encontre du peuple russe.
Malheureusement, cette semaine trois civils ont payé de leur vie la folie guerrière de la junte putschiste de Kiev, soutenu par les gouvernements occidentaux, Cinq autres ont été blessés DAN
Voir ici et  les articles de Christelle Néant de l'agence DONI
Qu'est-ce qui peut se passer dans la tête d'un sniper pour ajuster une femme de 78 ans et lui mettre une balle dans la tête ? Pour moi c'est un mystère ?
Je ne vous cache pas, que depuis le temps que je lis ce genre de choses, un certain dégoût, une lassitude et un sentiment d'impuissance, qui ne fait que monter en moi une colère intérieure de plus en plus grande.

En Ukraine, la ploutocratie mise en place par Washington, au lieu de se préoccuper du bien-être de ses concitoyens, préfère entretenir une armée de 100 000 hommes dans le Donbass et continuer à martyriser une population qui ne demandait rien d'autre qu'une fédéralisation de sa région. En réponse, les putschistes fraîchement installés sur leur trône enverront l'armée tenter de mater une population avide de liberté dans une opération antiterroriste censée ne durer que 3 mois. Résultat de cette gestion de crise : l'Ukraine en ce printemps 2017 entre dans sa quatrième année de guerre !

Mais, tout se paye dans ce monde purulent. La capitale, Kiev, se retrouve actuellement avec cinq de ses districts et ce pour au moins jusqu'à la mi-octobre sans eau chaude. Oup's, pour ceux qui ont cru en la pseudo révolution de la "dignité" en 2013/2014, c'est la douche froide ! source

Plus d'un million et demi d'habitants sont concernés. C'est l'équivalent en nombre à presque deux fois la population d'une ville comme Marseille !
Marioupol, ville de 500 000 habitants occupée par l'armée ukrainienne, est une ville portuaire située dans le sud du Donbass, dans l'oblast de Donetsk, a subi  le même sort au mois d'avril de cette année RFI
La dette de la municipalité envers la société distributrice de l'eau se chiffre...à 28 millions d'euros ! Tout va bien...
Outre l'eau chaude, un article de la RTBF nous apprend que 750 000 enfants risquent de se retrouver sans eau potable dans le Donbass (des deux côtés de la ligne de front) suite aux bombardements que subissent les infrastructures permettant de purifier l'eau. C'est bien, il y a un médias occidental qui en parle. Pourtant, depuis le temps que les autorités de la République de Donetsk sonnent le tocsin sur ce problème, il serait plus que temps que la communauté internationale agisse concrètement et impose une bonne fois pour toutes au régime de Kiev de faire cesser les tirs d'artillerie contre l'usine de filtration d'eau située dans la zone grise entre Avdeevka (occupée par l'armée ukrainienne) et Yacinovataya (DNR)
Comme toute bonne dictature qui se respecte, le régime de Kiev ne pouvant pas subvenir au plus élémentaire besoin quotidien d'une partie de plus en plus grandissante de sa population, continue de sombrer un peu plus dans le tout répressif. Désirant se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible, les ploutocrates veulent faire taire toute opposition en Ukraine. Après l'interdiction du parti communiste, l'interdiction de porter le ruban de la St-George (symbole de la victoire contre le nazisme), discrimination linguistique contre la langue russe, arrestation arbitraire et détention dans les prisons de la police politique du SBU des opposants, meurtres de journaliste, blocage du réseau social VK et du moteur de recherche yandex, voilà que le chef du SBU, Basil Hrycak, demande carrément carte blanche pour réprimer ceux qu'il appelle la cinquième colonne. En clair, tous ceux qui s'opposent à la junte de Kiev sont automatiquement étiquetés Russe, et de ce fait doivent être  mis hors d'état de nuire ! C'est bien commode pour faire taire toute opposition aux oligarques qui sont au pouvoir depuis 2014. source
Voilà ça se passe comme ça dans l'Ukraine post Maïdan ! Pas d'argent pour les besoins vitaux de la population, mais du pognon pour entretenir une armée de 100 000 soldats pour massacrer des civils dans le Donbass. Aujourd'hui, en Europe, un pays se meurt et une région, le Donbass, subie la hargne meurtrière d'un régime mortifère et cleptomane, avec le soutien des oligarques occidentaux et l'appui financier des institutions financières internationales (FMI et banque mondiale entre autres).
Sébastien Hairon, volontaire bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)
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Comble de malchance, ma plaque électrique vient de rendre l'âme ! Je me retrouve donc sans moyens pour pouvoir cuire mes aliments. La galère continue...

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